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cheval qui mord

Nous allons aborder aujourd’hui un cas de déviance comportementale très connu dans le monde équestre :
Le cheval qui mord.

En effet, Il a pu vous arriver de vous retrouver face à un équidé menaçant, prêt à vous mordre, si vous vous approchiez d’un peu trop prés.
D’où vient ce comportement ?

Est-ce de la « méchanceté » naturelle, un mauvais caractère, ou un mal être non exprimé ?
C’est ce que nous allons aborder aujourd’hui.

L’ORIGINE DU COMPORTEMENT DU CHEVAL QUI MORD


L’acte de mordre chez le cheval, est un comportement naturel que l’on retrouve régulièrement dans son rapport avec ses congénères et avec son environnement, soit pendant « l’allo-grooming », qui est une action pour les équidés, de se toiletter, mordiller mutuellement, soit pour exprimer les différents stades hiérarchiques mais aussi pour mettre en exergue un mécontentement ou un conflit.
La morsure fait donc partie intégrale du répertoire comportementale des équidés.

POURQUOI RETROUVE-TON CE COMPORTEMENT AVEC LES HUMAINS ?

En effet, même s’il s’agit d’un comportement naturel dans son interaction avec ses congénères, il peut également apparaître au travers de certains contacts spécifiques avec l’homme.
Dans la majorité des cas, la morsure/le mordillement peuvent être épisodiques, cependant, par la répétition de certaines actions, ou attitudes de l’humain, cela peut encourager et/ou ancrer l’acte, qui peut devenir problématique au fur et à mesure de sa récurrence.

LES DIFFERENTES CAUSES

La plupart des comportements déviants impliquant le cheval qui mord peuvent être :

  • D’ordre physiologique → Causés par des douleurs physiques, internes ou externes, qui sont trop difficiles à gérer émotionnellement en plus des interactions extérieure réduisant le seuil de tolérance de l’équidé à 0 (qui peut être plus ou moins important selon le caractère initial du cheval) et pouvant provoquer en conséquence ; des réactions fortes et agressives régies par la douleur, comme la morsure notamment.
  • D’ordre traumatique → Si le cheval a subi ou vécu un évènement traumatique lui ayant laissé des mémoires associatives (= ex : il a été battu par un humain pendant les 5 premières années de sa vie, humain = associé à la douleur/mal être/dangerosité/survie mise en péril/… et donc provoquera une réaction forte et/ou violente dans les diverses interactions), alors ce comportement sera effectué en guise de défense dans le but de se protéger d’une éventuelle attaque.
  • D’ordre expressif

A) Certains chevaux vont particulièrement moins bien vivre ou accepter des conditions de vie et/ou actions qui leurs sont désagréables voir insupportables. (= ex : besoins physiologiques non comblés (vie en boxe, vie sans interactions sociales), vie de cheval de club, matériel inadapté…)

Alors, lorsque de nombreux signaux ont été transmis mais qu’ils n’ont pas été reçus ou compris comme tel par l’humain, en guise de désespoir, en seule solution, ils peuvent développer une certaine agressivité ainsi que de nombreuses maladies psychotiques comme les fameuses stéréotypies d’écurie. C’est alors là que la morsure peut également apparaître.

En effet, comme évoqué précédemment, ici aussi, il s’agira d’un comportement de défense contre des facteurs sur lesquels l’équidé n’aura pas été « entendu” lorsqu’il aura tenté d’avertir de leurs dégâts et méfaits sur ses différents états physiques et psychologiques.
Cette incompréhension du comportement demeure la cause de déviance la plus répandue dans les centres équestres.

B) Pour exprimer une frustration liée à la nourriture. Lors d’un entraînement au clicker par exemple, si le timing n’est pas correct, cela peut engendrer de la frustration chez le cheval et il peut exprimer cela par la morsure. Ou bien sans même utiliser l’outil qu’est le clicker, seulement avec un mauvais usage de la récompense alimentaire dans le quotidien du cheval.

  • De l’ordre de l’amusement → Les morsures sont souvent le reflet d’un mal être, cependant, ce n’est pas toujours la source principale de ce comportement.
    L’amusement peut également en être à l’origine. On peut observer ces deux émotions distinctes notamment par l’orientation des oreilles du cheval lors de l’acte de la morsure. Si elles sont en avant alors on peut constater que l’agissement n’est pas associé à un comportement neutre ou positif. Alors que s’il découle d’une émotion négative, ses oreilles seront orientées vers l’arrière et accompagnées d’un air menaçant.

Chez le jeune cheval par exemple, cela peut être récurent. Par exemple, le poulain étant en phase de découverte, va explorer son environnement avec la bouche.
Et donc va chercher à tester les différentes matières de nos vêtements, des objets environnant pour les plus curieux, et ce, parfois en manquant de délicatesse. Si cette habitude est corrigée rapidement et n’est pas entraînée comme c’est souvent le cas involontairement, alors elle ne s’ancrera pas et n’aura pas de grandes conséquences sur le long terme.
Le cheval étant herbivore, il n’a donc aucune motivation à nous « croquer » gratuitement. Il n’a d’ailleurs pas la dentition faite pour cela, puisqu’elle est davantage destinée à broyer plutôt qu’à déchirer. Il n’existe pas non plus de « caractère méchants », ou de génétique prédéfinie faisant mordre un cheval. Ils n’ont pas non plus la capacité de «  faire exprès » pour nous « déranger » ou par plaisir de nous importuner comme on peut l’entendre souvent. S’il fait preuve de “mauvaise humeur”, d’agressivité ou d’une autre déviance en tout genre, nous pouvons alors émettre l’hypothèse qu’il existe un trouble physiologique ou comportemental derrière cela, sur lequel nous ne nous sommes pas arrêtés ultérieurement.

COMMENT APPREHENDER ET /OU CORRIGER LE COMPORTEMENT D’UN CHEVAL QUI MORD ?

Afin d’appréhender aux mieux les mauvais comportements de son cheval, le premier outil à utiliser, demeure sa lecture.
En effet, être à son écoute peut être insuffisant si la lecture de l’équidé est obsolète, incomplète ou faussée par des idées reçues. S’informer par des sources fiables est primordial et (ré) apprendre les bases, est une nécessité.

Par les « bases » on entend :
– Une connaissance précise et complète des besoins physiologiques du cheval.
– Une connaissance précise des signaux d’apaisement : qui apparaissent pour désamorcer une situation compliquée chez le cheval.
– Une bonne lecture des émotions de son cheval : observation des oreilles, du faciès, de la position de la nuque, corporelle, de la tension/décontraction des naseaux et des différents muscles du corps.

En l’absence de connaissance et de déchiffrement de ces signaux, en découle les comportements déviants comme la morsure, l’agressivité en général, le stress etc…

Pour la correction de ces comportements, ancrés ou non, le processus s’effectuera entre autres, par 3 pôles primordiaux.

  1. Gérer les besoins physiologiques et les rééquilibrer.
  2. Savoir depuis combien de temps / pourquoi / avec qui.
  3. Adopter une méthode basée sur une émotion positive et traiter le traumatisme en profondeur à l’aide de méthodes non coercitives comme des techniques énergétiques par exemple.

COMMENT SAVOIR DECELER CES INFORMATIONS PRIMORDIALES ?


Des formations professionnelles basées sur des méthodes n’employant pas la force mais la collaboration avec le cheval en utilisant notamment l’énergétique et la communication animale, regroupant toutes les connaissances comportementales nécessaires (notamment les différents signaux d’apaisement, et la lecture expressive du cheval), afin d’évoluer au mieux avec son équidé, c’est ce que vous propose Equitalliance au travers de ses différents pôles de formations :

En effet, elles comprennent de nombreuses interventions de professionnels de l’éthologie scientifique et physiologique équine tel que Laurence DAVID éthologue scientifique, ou Alexandra TRAEGER ostéopathe équin par exemple en plus des enseignants fédéraux assurant les cours théoriques et pratiques.
Si vous désirez changer de vie, développer une connaissance juste de l’équidé, afin de limiter et corriger l’apparition de déviance, comme celle du cheval qui mord qui n’est souvent qu’un animal incompris, alors les méthodes Equitalliance sont faîtes pour vous ! Vous pouvez nous contacter directement sur notre site dans la catégorie contact afin d’établir un diagnostic gratuit de votre situation.
Et n’oubliez pas, ouvrez grand les yeux sur votre cheval avant toute mise en place de diverses méthodes de corrections !

A très vite dans un prochain article Equitalliance.

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